Hogwarts :: La Malédiction de Faust.
FERMETURE DU FORUM !

Hogwartiens, Hogwartiennes ^^

Après réflexion, nous avons décidé de fermer le forum. Après tout, ce dernier a eu une belle vie jusqu'ici et nous vous remercions d'ailleurs tous pour votre présence et votre bonne humeur qui a pu le faire vivre jusqu'ici.

Merci encore.
Les administrateurs.

P.S : Pour les membres nostalgiques qui désireraient garder contact, sachez que le forum ne sera pas supprimé, et qu'un forum pour parler de tout et de rien a été créé par Vedel & Tancrède : bittersweet . parenthesis



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

FERMETURE DU FORUM !
Hogwartiens, Hogwartiennes ^^

Après réflexion, nous avons décidé de fermer le forum. Après tout, ce dernier a eu une belle vie jusqu'ici
et nous vous remercions d'ailleurs tous pour votre présence et votre bonne humeur qui a pu le faire vivre jusqu'ici.

Merci encore.
Les administrateurs.

P.S : Pour les membres nostalgiques qui désireraient garder contact, sachez que le forum ne sera pas supprimé,
et qu'un forum pour parler de tout et de rien a été créé par Vedel & Tancrède : bittersweet . parenthesis

Partagez | 
 

 ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]

Aller en bas 
AuteurMessage
Manuë Handerson

avatar

Nombre de messages : 4
VIP : 0
Pseudonyme : Loü
© Avatar : © Psy_er
Date d'inscription : 10/06/2009
Age : 28
Nationalité : Suédoise
Pêché Capital : Colère
Musique : ♫ Vesper (L')

More of me.
Patronus: Yack
Orientation: Gay
Citations:

MessageSujet: ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]   Mer 10 Juin - 23:20

m a n u ë



L'art du clown va bien au-delà de ce qu'on pense. Il n'est ni tragique, ni comique ; il est le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie.

i d e n t i t é ;
    Nom; Handerson. Un triste nom pour une triste fille. Dénudé de tout apparat superflu, il vient maquiller le prénom de la belle. Il n’est pas reconnu. Ce n’est point un nom de héros légendaire. Juste une étiquette attribuée au petit bonheur la chance. L’unique fortune d’une famille d’immigrés, le fardeau intemporel de notre demoiselle.
    Prénom; Monsieur aurait souhaité Manon, en hommage au cinéaste français. Madame quand à elle préférait Hanna. On lui donna le nom de Manuë, en souvenir d’une vieille tante moldue qui n’avait jamais intéressé personne. Un vieux prénom suédois qui relate les aventures d’une princesse du nord, dans les contes pour enfants.
    Surnom; Clown. En révérence aux sautes d’humeur constantes de la belle. Un être en double lune donc, accommodé d’un dédoublement de personnalité presque matériel. Un jeu de paraître aussi peut être. Même pour jouer son propre rôle, il faut se poudrer de fard. N’est il pas ?
    Âge; On compte les années qui coulent et s’écoulent sans pause café. Le temps, monstre insatiable, nous attrape dérape et rattrape avant que nous ayons le temps de vivre tout à fait. Manuë connaît les règles. Elle en use jusqu’à ce qu’elles s’usent. Paraissant tout juste treize ans, elle en aura seize à l’automne.
    Année; Un an, deux ans, trois ans … Les années s’épuisent selon le même schéma mathématique. La valse macabre des études ne s’octroie jamais de pause. Manuë entrera en sixième année à la rentrée de Septembre. Une aura de magie dans un linceul morbide et atone de toute fraîcheur adolescente. Poudlard, c’est toujours comme ailleurs. On s’extasie puis on se lasse à grands coups d’ecstasy.
    Nationalité; Manuë est une suédoise pure souche. Un proverbe d’Otto siérait d’ailleurs à merveille à l’enfant. Faîtes moi la grâce de l’entendre. « Chacun de nous porte un fou sous son manteau, mais certains le dissimulent mieux que d’autres ». Une vérité qui convient au monde entier que l’on soit malgache ou berlinois, n’est ce pas ?
    Orientation Sexuelle; « L’homosexualité est la solution la plus réaliste au problème de surpopulation » écrivait Rosenthal au début du siècle. Est-ce pour cette raison que Manuë marche vers la croix des « anormaux » ? Maman j’aime les filles, c’est si dur à dire lorsqu’on a seize ans ? Peut être bien, mais alors … Qu’en est il de l’amour à proprement parler ? Manuë ne saurait vous combler de mots incertains, dérisoires. Mieux vaut retracer les propos de Harvey qui disait que l’ardeur ne se mesure pas à la quantité de fois de faire l’amour ; l’amour est tout le long des jours, dans la quiétude du silence, dans le sourire, le ton de la voix, dans l’absence, l’éloignement. ». A cela, l’auteur que je suis jugera bon d’ajouter que le sexe est autre que le cœur. Que celui-ci est fort altruiste et qu’il est capable d’aimer aussi bien l’homme que la femme. N'est il pas humain toutefois de préférer son semblable ?
    Sang; Fille cadette d’une famille d’immigrés, Manuë ne connut pas longtemps les berges rassurantes de la Suède en fleurs. La banlieue de Londres recueilli le couple métisse, écueil d’un père ouvrier qui tua ses poumons dans les mines. Madame, demeure une sorcière déshéritée de par ce mariage imparfait. Sang mêlé donc.

monde magique ;
    Maison souhaitée;
    "Ouvrez bien vos oreilles à ma chanson :
    Bien que condamné à vous séparer
    Je ne peux pas m'empêcher de douter
    Il me faut accomplir ma destinée
    Qui est de vous répartir chaque année
    Mais je crains que ce devoir aujourd'hui
    N'entraîne cette fin qui m'horrifie
    Voyez les dangers, lisez les présages
    Que nous montrent l'histoire et ses ravages
    Car notre Poudlard est en grand péril
    Devant des forces puissantes et hostiles
    Et nous devons tous nous unir en elle
    Pour échapper à la chute mortelle."

    Tels furent les propos du Choixpeau en ce début d'année. Qu'importe la maison au final puisque l'unisson seule emporterait la victoire.

    Baguette; « C’est la baguette qui choisit son sorcier » disait Ollivander. Son père l’avait dit aussi, tout comme son grand père avant lui. La plus célèbre fabrique de baguette magique demeurait intacte, intemporelle, bien au chaud dans sa petite échoppe. Manuë acheta son unique maîtresse à l’âge de dix ans, alors qu’elle embrassait Poudlard pour la toute première fois. Ce fut une jolie brune, d’environ 20 centimètres qui vint se loger dans son poignet gauche, orné d’un bracelet d’argent. La barbe du vieil homme frissonnait de plaisir tandis que l’enfant contemplait médusée les quelques perles qui venaient d’apparaître sur le comptoir. Parfaite pour les métamorphoses et les enchantements avait déclaré l’artisan. Un crin de sombral en son cœur.
    Forme du Patronus; Pourquoi le yack ? Un animal grossier, fort encombrant. Rien à voir avec la candeur vulgaire de notre jeune femme. Des origines nordiques peut être. Ce doit être ça. Un commun accord, un élan patriotique. Quoi qu’il en soit, monsieur le Yack semble s’être accommodé de la belle aux yeux couleur océan. Elle l’invoque et il accoure, à grands coups de sabots, maladroit mais fidèle comme un chien. Comme un yack des plaines enneigées. Belle ombre argentée qui se vautre dans le décor britannique, pour mieux secourir sa moitié humaine.
    Forme de l'Epouvantard; Un miroir. On se contemple. Les cristaux nous reflètent un être imparfait qui se désavoue. Une pâle copie de nous même. Une Manuë en technicolor, un peu fade, un peu bancale. Un fantôme de son être intérieur. Manuë, elle a peur des autres. Elle les déteste parce qu’elle n’a pas le cran de se haïr elle-même. C’est lâche, c’est puéril. C’est tout ce qu’il y’a de plus humain en soi.
    Animal de Compagnie; Il s’appelle Monster Munch, en référence aux apéritifs moldus. Un petit monstre qui passe son temps à croustiller des dents. C’est un bébé rat, à peine plus gros qu’une boite d’allumettes. Il grignote peu, se love avec amour et humour dans la poche de la jeune femme. Il aime à mordiller tout ce qui lui passe entre les pattes alors mieux vaut mettre des gants. La relation qu’entretiennent bête et maîtresse demeure amusante. Chamailleries, cynisme et moqueries. On peut dire que Manuë n’épargne point la bestiole. Feignant le désintérêt total, on sent bien qu’elle ne saurait se passer de son bijou porte bonheur.
    Métier Envisagé; Manuë, elle aime le voyage et les secrets. Elle s’imagine parfois dans la peau d’un espion à la solde du Ministère. Ou bien simple hôtesse de l’air dans les aéroports moldus. Mais au fond d’elle-même, elle sait pertinemment que sa vie sera courte et moindrement riche en holdups excentriques. Peut être croupira t’elle dans la geôle d’un asile, prés de Bruxelles. Cela paraît déjà bien plus plausible. Blasée prématurément. Ennui assassin. Envie de rien. Pas même d’envier. Qui sait, peut être mettra t'elle ses talents d'illusioniste au service d'un cirque un peu bohème. Pour peu que les clowns soient un peu moins menteurs que les autres et qu'on lui paye de quoi se taxer sa dose quotidienne. La doudou, elle s'en fout.



r é a l i t é ;
Spoiler:
 



Dernière édition par Manuë Handerson le Jeu 11 Juin - 17:03, édité 69 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hogwarts.jdrforum.com/nice-to-meet-you-or-not-f4/___-m-a-n-u-e-clown-with-a-poker-face-100-t2278.htm
Manuë Handerson

avatar

Nombre de messages : 4
VIP : 0
Pseudonyme : Loü
© Avatar : © Psy_er
Date d'inscription : 10/06/2009
Age : 28
Nationalité : Suédoise
Pêché Capital : Colère
Musique : ♫ Vesper (L')

More of me.
Patronus: Yack
Orientation: Gay
Citations:

MessageSujet: Re: ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]   Mer 10 Juin - 23:27

r p ;

    _ Nous sommes à la fois un fluide qui se solidifie, un trésor qui s'appauvrit, une histoire qui s'écrit, une personnalité qui se crée.

    Dieu ce qu’elle est belle. Le plus triste dans tout ça, c’est qu’elle ne le sait pas. Elle se voile et se dévoile à mi mots, chastement drapée d’un cynisme exacerbé. Elle se fait horreur. Abject reflet de son imperfection. Elle voudrait être autre. Elle voudrait se trouver entière, ne plus être la pâle copie technicolor d’une humaine à moitié folle. Mais on ne choisit pas n’est ce pas. Si ? Ah bon.

    Elle semble toiser le reflet dénaturé, de toute sa hauteur. De longs cheveux fadasses qui retombent sur ses épaules dénudées, en un enchevêtrement sans nom, sans lumière. Un faible néon vient éclairer ses yeux couleur océan tandis qu’une silhouette frêle et amère se cambre vers l’arrière, pour mieux se dérober à l’impact du miroir. Deux pupilles claires, trop maquillées, à l’amerloque de base. Un visage exsangue, couleur olive, où s’entrecroisent des traits grossiers, mal dessinés. C’est ainsi qu’elle se voit la Manuë. La réalité n'a point d'importance. Seule demeure l'inexactitude des sens.

    Une chauve souris qui heurte le plafond avant de venir s’échouer sur la carcasse vide d’un sanglier, ultime trophée de chasse ramené par son père lorsqu’elle avait quatre ans. Elle se baisse, la contemple les yeux hagards. On sent bien qu’elle est ailleurs, qu’elle aspire à d’autres réalités, inaccessibles aux pauvres terre à terre que nous sommes. Un mouvement de recul avant qu’elle n’agrippe les ailes de la bête. Sauvage, elle déchire le duvet grisâtre qui sied à l’animal avant d’en jeter les tripes aux charognards qui tiennent salon devant la fenêtre. La mort ne vient pas seule.

    Elle essuie ses mains sur son tablier tâché de boue et d’un mélange indistinct dont il vaut mieux taire le nom. Détresse innommable que le sentiment de se dédoubler, ne serrait ce qu’une nano seconde. Elle se laisse choir à même le sol, goûtant aux délicieuses maîtresses salées qui coulent désormais le long de ses paupières mi closes. Elle voudrait taire ce torrent mais elle n’en fait rien, s’abandonnant entière à son angoisse. Qui est ce ? D’où vient-il si ce n’est du tréfonds de son subconscient ? C’est un monstre insatiable qui se nourrit de son libre arbitre, avec une barbarie propre aux civilisations méconnues. Il s’immisce dans ses veines, amorce une descente qui accélère le pouls, avant de venir se loger dans le cerveau. Il n’a pas de nom, fantôme du passé, du présent, de l’avenir. Il est immatériel, omniscient. Il l’accompagne à chacun de ses pas, silencieux compagnon d’infortune. Elle l'apelle Mana.


    Spoiler:
     

    Cette cohabitation forcée dure depuis l’âge de ses huit ans. Aussi loin qu’elle s’en souvienne tout du moins. Les sens primaires et bestiaux qui s’éveillent et cognent par à-coups. Un amas de pulsions qui s’éprend de son âme, au hasard de son aventure, sans crier gare. Une plaie mal désoxydée. Un handicap qui efface tout le reste. Et ceux quoi restent. Ils ne sont pas nombreux à supporter sa compagnie, son caractère lunatique. Ils se détournent, raillent ses aléas colériques. Ils ont peur de cet être qui ne se contrôle pas. S’ils pensaient ne serrait ce qu’un instant qu’elle a bien plus peur qu’eux, en serraient il rassurés ? C’est un double comme elle aimerait être. Un ectoplasme qui hante son enveloppe corporelle. Un filament vénéneux qui n’a peur de rien. Il se tord, retors. Il exhibe sa pensée face aux mille têtes de rats qu’elle supporte chaque matin. Il s’aime comme il est. Il se veut prétentieux et fier. Il est habile en tout ce qu’elle abhorre. Sauvage et sanguin, il se drape d’une aura passionnelle qui plaît et inquiète la belle Manuë. Mais que peut-elle y faire. Il existe bel et bien. Dame faucheuse ne veux pas l’emporter. A moins de ne se fracasser le crâne à grands coup de tronçonneuse, elle ne voit aucun moyen de l’extraire de son être. Manuë n’a point l'étoffe d’une suicidaire. Elle laisse la case « Dead for the Queens » aux beaux héros de Disney.

    Au-delà des frontières de cet intrus, il existe un royaume dont elle est reine. C’est un pays vulgaire, pour tous les antis héros, pour tous les imparfaits de ce monde. On y trouve une Manuë rêveuse et altruiste, bien que l’autre la terrifie. Sartre écrivait dans son huis clos que l’enfer c’est les autres. Parallélisme déconcertant pour notre jeune femme en devenir. Dans cet univers, imaginaire, tout est en noir et blanc, comme dans les vieux films de Chaplin. Son diadème flamboie de mille idéaux qu’elle assène sans retenue. Elle y croit, à ce doux paradis. Ici, elle se palpe entière. Elle est enfin elle-même, bien à l’abri dans un coin de sa tête. Une horde de soldats qui protègent le trône d’ivoire, tandis que la brave Many –c’est ainsi qu’on l’appelle dans ce monde- colore le paysage d’une douceur exacerbée, d’une délicatesse un peu naïve, propre aux enfants. Dans ce magma de rêves, elle se veut belle et forte. Elle marche en avant, ses longs cheveux d’or coulant le long de son dos, avec l’aplomb des grands maîtres. Sur ce nuage, elle est en sécurité. Personne n'oserait lui faire de mal.


    _ Les enfances se ressemblent toutes, dans leur grandeur comme dans leur misère originelles. On ne connaît guère mieux son enfance que les enfances inconnues et secrètes des autres enfants.

    Je suis née dans un tombeau. Le 2 Novembre qui plus est. La sage femme pensait ma mère morte en couches. Comme si ça ne suffisait point à mon infortune, je m’appelle Handerson et je suis multiple. Je cohabite avec Many et Mana depuis l’âge de mes huit ans mais certains médicomages avancent que médicalement parlant, il en était déjà ainsi durant ma croissance de fœtus prématuré. Laissez-moi-vous expliquer. Au départ, nous étions trois dans l’enveloppe maternelle. De beaux triplets amenés à ravir les espoirs de nos parents. Tout bascula environ deux mois avant ma naissance lorsque mon aîné, Kärl, laissa traîner sa tasse de chocolat sur la table du petit salon. Le chat s’embraya les pattes dans la nappe qui valsa jusqu’aux pieds de ma mère. Celle-ci trébuchant contre la tasse de porcelaine fit un écart sur la plateforme au tapis gris. On la conduisit aussitôt aux urgences mais les deux bonhommes étaient morts dans l’œuf. C’est ainsi que j’enterrais mes frères avant même de ne connaître la vie.

    Je suis née d’un mariage impur comme diraient certains. A cela je répondrai qu’il n’est rien de plus divin que l’amour. Ma mère était une modeste sorcière. Une bonne femme honnête, un peu bécasse. Le seul choix qu’elle ne fit jamais fut de quitter l’autorité paternelle pour entrer sous la tutelle de son mari moldu. Quoiqu’elle n’eut jamais à le regretter. Ses parents la déshéritèrent avant de claquer d’une épidémie méconnue. Bien que le capital fût moindre, je ne manquai jamais de rien et me couchai le ventre repus à souhait. Mon père était de la trempe des travailleurs. C’était un homme fort et vigoureux, pas très beau. Pas très cultivé non plus. Il avait quitté l’école à quatorze ans pour aider mon grand père dans les champs. C’est ce qui se faisait à l’époque. On mange d’abord, on philosophe ensuite. Il travailla quelques temps dans l’industrie de guerre avant de faire son nid dans l’usine de la bourgade voisine. C’était un pacifiste mon père. Un mauvais poète, un raté. Un oublié du bon dieu, un enfant de la campagne. La guerre, il n’en avait cure et crachait dessus dés qu’on lui en donnait l’occasion. Certes, son nouvel emploi payait mal et les heures de labeur comptaient chères. Mais il avait trouvé des compagnons, des hommes qui comme lui, travaillaient pour nourrir la petite famille. Les ouvriers, oubliés des beaux livres.


    Spoiler:
     

    Nous vivions comme des moldus, aux abords de Londres. Originaires de Suède, nous avions immigrés vers le pays britannique lorsque les prémices d’une révolte citadine avaient maquillé le décor natal d’une aura rouge sang. Nous ne regrettions point notre départ, bien que le paysage nous manque quelques fois. Surtout aux vieux. Nous, les enfants, étions bien trop jeunes pour nous souvenirs des baisers de grand-mère. Nous recevions peu, nous prélassant dans une solitude archaïque et familiale qui nous seyait plutôt bien. En toute honnêteté.

    Kärl était l’aîné. J’étais la cadette. Nos relations demeuraient purement cordiales. Je regrette aujourd’hui que nous n’ayons trouvé la force de nous rapprocher. Un gouffre immatériel s’était immiscé entre nous le jour de ma naissance. Irrémédiablement. Lui n’avait jamais rêvé de pouponner une petite sœur aux cheveux blonds. Il aurait aimé un frère peut être, pour construire des cabanes et jouer aux soldats indiens. Ensemble, ils auraient réécrit l’histoire.

    Mais non, le sort en décida autrement. Kärl s’est toujours reproché la mort de mes jumeaux. Des mains souillées de sang, voila ce qu’il voit lorsqu’il se contemple dans un miroir, en douce. Il parle peu. Il pense trop. Sans doute aurais je du trouver les mots, lui avouer que pour moi, c’était le plus beau des héros. Un prince charmant qui ne fanerait pas. Mais je me suis tu et le gouffre béant qui nous séparait ne s’est jamais comblé tout à fait. Maman a bien tenté de lui expliquer qu’à tout juste un an, il n’était pas responsable. Que c’était pas sa faute. En vain. Il aime à chérir ses remords comme un poète adule sa muse. C’est un spécimen rare mon frère. Avec le temps, sa culpabilité envers moi s’est muée en haine incomensurable. En dégoût. Mes dédoublements de personnalité lui rappelaient trop bien le crime qu’il avait commis jadis. J’essayais de me contrôler pourtant, ne serrait ce que pour ne pas lui faire de peine. Mais il se détourna de moi peu à peu, comme un oiseau prendrait son envol. Majestueux.

    © Loü. Toute reproduction partielle ou totale sera passible de poursuites judiciaires.
    Ne voyez aucune note de prétention dans cet avertissement. Juste une simple précaution aprés quelques déceptions.



Dernière édition par Manuë Handerson le Jeu 11 Juin - 17:03, édité 12 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hogwarts.jdrforum.com/nice-to-meet-you-or-not-f4/___-m-a-n-u-e-clown-with-a-poker-face-100-t2278.htm
Manuë Handerson

avatar

Nombre de messages : 4
VIP : 0
Pseudonyme : Loü
© Avatar : © Psy_er
Date d'inscription : 10/06/2009
Age : 28
Nationalité : Suédoise
Pêché Capital : Colère
Musique : ♫ Vesper (L')

More of me.
Patronus: Yack
Orientation: Gay
Citations:

MessageSujet: Re: ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]   Jeu 11 Juin - 12:43


    Bonjour (ou bonsoir) =)
    Je pense avoir terminé ma fiche de présentation. J'espère avoir su transcrire sur papier (façon de parler mdr) les idées qui bouillonnent dans ma tête (Notemment sur le coup de la triple personnalité). Il est évident qu'aux vues du contexte en cours, le côté Mana prendra le dessus ... Bref, n'hésitez pas si vous avez besoin de quelques éclaircies.

    Je me tiens à votre disposition pour toute modification éventuelle.
    Bien à vous. M.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hogwarts.jdrforum.com/nice-to-meet-you-or-not-f4/___-m-a-n-u-e-clown-with-a-poker-face-100-t2278.htm
Cassian Dale

G r y f f i n d o r ' s . Prefect

avatar

Nombre de messages : 2176
VIP : 28
© Avatar : Smirnoff*
Date d'inscription : 19/10/2008
Age : 26
Nationalité : Australienne
Pêché Capital : Luxure
Groupe : //

More of me.
Patronus: chouette des neiges.
Orientation: ...
Citations:

MessageSujet: Re: ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]   Sam 13 Juin - 21:15

Je te demanderai d'être un peu de patience, les 3 admins sont en examens ( ou qui s'en approchent) du coup nous sommes peu présents =(, ça va être plus long mais fait quand même :]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://hogwarts.jdrforum.com/nice-to-meet-you-or-not-f4/dangerous-beauty-i-m-a-angel-i-don-t-think-so-t638.htm
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: ___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]   

Revenir en haut Aller en bas
 
___ m a n u ë || Clown with a Poker Face [100%]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dandelo [Clown & Magicien]
» Le clown de Giani Esposito
» Wyclef fait le clown - mais qui dirige le cirque?
» Un clown au milieu des fauves.
» PENNYWISE, CLOWN MALKAVIAN

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hogwarts :: La Malédiction de Faust. :: The beginning. :: Nice to meet you... or not!-
Sauter vers: